Les politiques sécuritaires et les lois judiciaires ont entraîné une progression des chiffres de la détention, menant à une situation de surpopulation carcérale. Cette surpopulation entraîne l’augmentation de la délinquance et des suicides à l'intérieur des prisons et compromet, à terme, la réinsertion sociale des personnes incarcérées dont un tiers sont en attente de jugement.
L’an dernier, le Secours Catholique a participé à la conférence “À qui profite la prison ?” organisée par le Groupe national de concertation prison (GNCP) dont il est membre. À l’issue de cette conférence, les participants ont établi un constat : la prison ne profite ni aux détenus, ni à leurs familles, ni aux victimes… La société civile, de son côté, ne se satisfait plus des textes répressifs et de la promesse de construction d’établissements. Cette prise de conscience a ouvert une réflexion sur le sens de la “peine”.
Dans ce contexte, le Secours Catholique a poursuivi son combat pour l’application effective de la suspension de peine, et pour la promotion des peines alternatives comme les Tig (Travaux d’intérêt général). Le Secours Catholique participe également aux travaux de la CNCDH (Commission nationale consultative des droits de l’homme) sur les problèmes concernant la défense des droits des détenus et de leurs familles, des étrangers et des mineurs en détention, les questions relatives à l’homophobie, à l’utilisation informatique des données personnelles par l’administration ou le secteur privé et à leur interconnexion internationale, à la récidive…
Avec la signature d’un protocole d’accord national qui consacre la présence des bénévoles au sein des locaux pénitentiaires et ouvre des perspectives pour le développement d’activités adaptées aux besoins des personnes détenues, les relations entre le Secours Catholique et l’administration pénitentiaire ont marqué une avancée majeure.
De nombreuses équipes locales du Secours Catholique s’impliquent pour améliorer la vie des détenus par un soutien quotidien (courrier, colis, aide aux détenus indigents…), en les informant sur leurs droits. Par ailleurs, le Secours Catholique a ouvert l’an dernier plusieurs chantiers de réflexion consacrés à la prostitution, à la santé mentale, au soutien aux victimes, en accompagnant leurs familles.
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