Suite aux ravages du tsumani du 26 décembre dernier, les autorités sri lankaises déplorent plus de 30 000 morts, 4 350 disparus et 572 000 personnes déplacées. Des chiffres effroyables qui traduisent l’ampleur d’une catastrophe survenue dans un contexte politique fragile. Partenaire privilégié de SEDEC, la Caritas sri lankaise, le Secours Catholique / Caritas France coordonne l’aide d’urgence et de réhabilitation dans les trois régions : Jaffna, Galle et Batticaloa. Témoignages de nos coordinateurs locaux. Pour le Sud (Colombo et Galle), les distributions de première urgence en médicaments, denrées alimentaires, vêtements et objets divers (matelas, couvertures, savons, kits ménagers) se poursuivent et semblent avoir couvert les besoins essentiels. Toutefois, la question du relogement demeure problématique, car l’habitat a été intégralement détruit pour de nombreux villages de la côte. Ainsi, dans le Nord et l’Est, à Jaffna, Vanni, Batticaloa et Trincomalee, la majorité des victimes vit toujours principalement dans des camps. Les conditions de vie sont très précaires : la nourriture fournie par le gouvernement est insuffisante et la question sanitaire est très préoccupante : trop peu d’eau potable, pas d’électricité, peu d’accès aux installations sanitaires, pas d’intimité pour les familles. A Trincomalee, le coût d’une maison est de 70 000 roupies et celui d’un bateau neuf 80 000 roupies, soit respectivement 700 et 800 euros. Les pêcheurs sont par ailleurs extrêmement préoccupés par l’annonce des autorités locales selon laquelle il serait impossible de consommer du poisson issu des eaux sri lankaises pendant six mois.
Les facettes positives
Expérimenté dans les domaines de l’urgence et de la réhabilitation, le travail de SEDEC (Social Economic Development Center) est reconnu par le gouvernement, le consortium des ONG et les instances internationales. En lien avec le Secours Catholique qui coordonne les projets, la Caritas sri lankaise développe les initiatives en faveur des familles sinistrées. A Colombo, une somme de 140 euros est allouée aux femmes pour leur permettre de relancer une petite activité économique. Pour les familles dont les maisons n’ont été que partiellement détruites, une somme de 250 euros est prévue pour la réhabilitation de l’habitat. Afin de favoriser la relance de l’activité maritime, 250 euros seront alloués par bateau récupérable. A ce jour, 700 000 euros ont été affectés au Sri Lanka pour l’urgence et la réhabilitation. Un accompagnement psychologique se met également en place dans les différents sites sinistrés. «Le traumatisme psychologique est considérable pour les personnes qui ont perdu un proche. Dès les premiers jours qui ont suivi le drame, 165 personnes ont été formées pour assurer un suivi psychologique des victimes. Aujourd’hui, on compte deux psychologue par village» précise depuis Colombo, le responsable du département Asie du Secours Catholique.
A Trincomalee, les coordinateurs des programmes d’urgence soulignent la coopération entre l’armée gouvernementale et les rebelles indépendantistes Tamouls (LTTE). Pour le Père Dias, directeur de la Caritas Trincomalee, «c’est la facette positive du désastre».
Pour soutenir les programmes d'urgence développés par le Secours Catholique en lien avec ses partenaires sinistrés, merci de bien vouloir faire parvenir vos dons au :
Secours Catholique / Caritas France, BP 455, 75007 Paris, en précisant la mention "Séisme Asie du Sud" ou de procéder maintenant à un don en ligne sécurisé.
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