RENCONTRE AVEC UN PRÊTRE DU BÉNIN Interview du père Bernard de Clairvaux Toha, effectuée lors de notre journée diocésaine. |
 |
Invité Caritas Bénin, le P B. de C. Toha Crédit :
SC |
Au Bénin, c’est toujours la pauvreté qui est à l’origine du déplacement forcé des populations, adultes et enfants. Dans ce contexte d'extrême pauvreté, que ce soit par ignorance ou de manière complice, des parents laissent leurs enfants, même très jeunes, tomber dans la délinquance ou dans des réseaux mafieux qui génèrent de nouvelles « formes d’esclavage ». Le père Bernard de Clairvaux Toha témoigne de cette situation.
A la recherche de nouvelles terres
Après de nombreuses années de culture, les terres voient leur rendement diminuer. C’est pourquoi des familles entières quittent leur village pour chercher des terres plus fertiles, ailleurs au Bénin.
Lorsque ces familles arrivent dans un nouvel endroit, elles ne sont pas toujours bien accueillies. Leur installation peut être très problématique, sans possibilité de retour.
Le mirage des villes
Dans les zones rurales où, hormis l’agriculture, il n’y a guère d’activités, des adolescents et des jeunes rêvent du faste des villes. Ils pensent partir pour de belles aventures, mais la réalité les rattrape vite.
Ils ne trouvent pas de travail, errent sans domicile et sont vite récupérés par des bandes de délinquants. Ils sont alors obligés de devenir eux-mêmes délinquants et marginaux.
Le scandale de l’exploitation des enfants
Lors d’événements familiaux, ou de rencontres familiales, il arrive que les parents de familles nombreuses pauvres demandent à leur famille des villes, plus fortunée, de prendre en charge un ou plusieurs de leurs enfants. Ces derniers partent pour la ville. Ils y sont alors non seulement traités en parents pauvres, mais encore, contraints de servir comme domestiques corvéables à merci, châtiés brutalement. Ce régime s’applique même à des enfants de moins de 10 ans. Il arrive aussi que des intermédiaires sans scrupules, mal intentionnés et bien renseignés, procurent cette main-d’œuvre enfantine à des personnes qui ont besoin de « petites mains » – des commerçants, par exemple.
Les enfants ne s’y opposent pas, car aller en ville représente une sorte de promotion.
C’est tout un réseau informel qui existe et exploite ces mineurs. Une fois majeurs, ces jeunes rejoignent souvent des bandes de délinquants.
Le Nigeria, source de trafics
Attirés par la richesse des plantations et des centres commerciaux du Nigeria, des jeunes passent la frontière et se retrouvent intégrés dans des groupes de délinquants. Généralement, ils ramènent dans leur famille le produits des vols. Cet argent qui faisait défaut arrive chez des parents démunis : ils ne cherchent pas à en connaître l’origine. Au contraire, les parents, de leur plein gré, encouragent directement ou indirectement leurs cadets à rejoindre les aînés pour ce trafic fructueux qui implique des enfants.
Les actions de l’Église du Bénin
Lorsque les pouvoirs publics arrêtent ces enfants, ils en informent les prêtres, qui reçoivent ces mineurs dans des centres de transit. Avec l’aide des organisations non gouvernementales, les prêtres et les structures religieuses prennent en charge la réinsertion et l’éducation des enfants.
C’est une tâche difficile. En effet, les enfants ont non seulement du mal à s’intégrer dans une vie normale et réglée, mais encore, ils ont des difficultés à faire des efforts alors qu’ils ont eu l’habitude d’un argent gagné très facilement.
Hélène
|
| autres articles |
CONCERT AVEC LE GROUPE EXO |
| Vendredi 31 octobre 2008 à 20 heures - Salle polyvalente - Site Agroparc - 84140 Montfavet |
En 1989, Chris et Laura Christensen ont rencontré Thierry Ostrini, qui vient de Lausanne.
Chris et Thierry ont commencé à écrire des chansons ensemble. L'inspiration de ces chansons de louanges chrétiennes, si bien connues, est venue, au cours de leur vie quotidienne, des expériences partagées, des moments passés dans le culte, dans la prière et dans la lecture des Écritures. Ensemble, en 1994, ils ont créé le groupe Exo, devenu depuis le premier groupe de « gospel rock » francophone.
[...] |
LES VOYAGEURS DE L’ESPÉRANCE À LOURDES |
| Au sein de l’aumônerie du Secours Catholique existe le groupe Lourdes, nom donné depuis 1991 par les premiers partants pour un Voyage de l’Espérance à Lourdes, et répondre ainsi à la demande faite par la Sainte Vierge à Bernadette, en 1858.
[...] |
DEVENEZ FAMILLE D'ACCUEIL ! |
Accueillir un enfant au sein de sa famille, c'est du bonheur à partager ! C'est une aventure humaine profonde et une expérience inoubliable pour tous. C'est créer des liens d'amitié pour des années, c'est une ouverture d'esprit, un enrichissement mutuel, des souvenirs...
C'est fabuleux !!!
[...] |
|
| |
|
|