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« La situation sécuritaire est calme »
mise en ligne : 08-05-2007

Nommé préfet du département du Dar Tama en mars 2007, Abdelkerim Mahamat Ahmat-Ltowrai, ex-combattant du FUC revenu à la légalité à la faveur des accords de paix signés à Tripoli en Libye, estime que la situation sécuritaire s’est nettement améliorée. Ancien agent animateur du SECADEV, il se prononce sur l’attente des populations locales vis-à-vis des humanitaires.

Quelle est à ce jour la situation sécuritaire dans le Dar Tama ?

Nous pouvons dire que la situation est calme pour le moment sur l’ensemble du département. Dès notre prise de service, nous avons coordonner notre action avec les différents chefs de service de la sécurité afin d’assurer la quiétude. Cependant, quelques cas d’insécurité ont été constatés vers la sous-préfecture de Koulbous.

Qui sont les semeurs de troubles ?

Généralement ce sont des malfrats, des bandes organisées qui attaquent de paisibles citoyens pour dérober leur bétail et autres biens. Ils sont difficilement identifiables.

Vous dites avoir tout est mis en oeuvre pour sécuriser votre circonscription administrative. Quelle est concrètement votre stratégie ?

Quand le Président de la République a séjourné ici avec le ministre de la Défense et celui de l’Intérieur, il était très sensible à la situation sécuritaire. C’est ainsi qu’il a été décidé de l’envoi de 1000 gendarmes pour sécuriser la localité. La fusion des ex-éléments du FUC avec les forces gouvernementales qui a eu lieu en présence du chef de l’Etat, a également permis de mener les actions communes contre toute velléité de déstabilisation.

Les humanitaires s’inquiètent de l’instabilité qui peut à tout moment les empêcher de travailler. Que diriez vous pour les encourager ?

Nous avons pour mission d’assurer la sécurité de tous, y compris des humanitaires. Je vous donne un exemple : depuis trois mois il n’y avait plus de collecte de bois pour les réfugiés en raison de l’insécurité. Maintenant, grâce à nos efforts, la collecte du bois vient de recommencer. Même dans la ville de Guéréda et dans les camps, les gens ne se plaignent plus comme ce fut le cas avant notre arrivée aux affaires.

Qu’attendez-vous des humanitaires pour le développement local ?

Outre leur rôle principal de gestion des camps de réfugiés, nous souhaitons que les humanitaires initient et développent des projets en faveur de la population locale. Leur principe consiste à intervenir seulement dans les villages situés à 10 Km autour des camps, mais au-delà de cette distance les populations subissent aussi les conséquences de la présence des réfugiés. Quand on va à 30 ou à 40 Km pour collecter le bois destiné aux réfugiés, il faut trouver une compensation pour la population locale.

Que faudrait-il faire ?

Par exemple, initier un projet de reboisement en impliquant la population concernée dans les activités de pépinière. Il faudrait aussi vulgariser les foyers améliorés puisque leur bois est pris pour alimenter les camps de réfugiés.

Propos recueillis par Justin NGOMITA




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