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Francine Patou, de retour de mission d’observation des élections législatives au Togo
mise en ligne : 19-10-2007

Envoyée à Lomé par le Secours Catholique du 9 au 16 octobre pour superviser le scrutin des élections législatives, Francine Patou, bénévole à la délégation de Lille, revient sur sa mission d’observateur. Témoignage.

Quelle était la situation à Lomé au cours des élections législatives ?
L’ambiance était calme et joyeuse. Je n’ai observé aucun mouvement d’énervement ni de violence. Les groupes d’opposants se croisaient en se saluant. Le seul problème que nous avons rencontré est le manque de timbres de vote. La situation commençait à se détériorer mais la Commission électorale nationale indépendante (CENI) a rapidement envoyé quelqu’un sur place pour remédier au problème. La mauvaise organisation de certains bureaux de vote a entraîné une grande perte de temps parfois. Mais le principal est que nous n’ayons pas eu de bains de sang comme ceux provoqués au cours des élections présidentielles de 2005. Au contraire, après le dépouillement, la population exprimait une joie excessive par des chants, des danses et des acclamations.

Chaque électeur inscrit a-t-il pu voter librement ?
Je n’ai remarqué aucun mode de discrimination. Le vote s’est passé librement et en toute clarté. J’ai ressenti une forte volonté d’aller voter de la part des Togolais, un souhait de transparence et un effort général pour que tout ce passe dans la tranquillité.

À Lomé, quel parti a obtenu le plus de voix ?
La population a fortement voté pour le parti opposant, l’Union des Forces de Changement (UFC). Ils rêvent d’évincer le parti au pouvoir, le Rassemblement du peuple togolais (RPT). Leur souhait est “d’avoir du travail pour vivre mieux et dans la paix“.

Propos recueillis par Clémence Richard




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